Homélie (2026)

description

Éric Kaija Guerrier

Homélie d’une Messe de Requiem (variation) (feat. Christian Houllé et Hélène Derieux)

Date de sortie : au courant de l’année 2026. Pour ceux qui le souhaiteraient, Éric Kaija GUERRIER propose de vous l’envoyer via SwissTranfer ou WeTransfer, en avant-première et gratuitement : il vous faut juste lui communiquer votre adresse courriel.

Label : Believe (Paris)

Éditeur musical : Laurent Balandras pour Balandras Éditions (Paris).

Texte en latin : traditionnel du XIIIè Siècle.

Texte en français : Hélène Derieux.

Musique latine : traditionnelle du XIIIè Siècle.

Musique moderne : Christian Houllé.

Musiciens :

Éric Kaija Guerrier : récitatif en français.

Hélène Derieux : chant en latin.

Christian Houllé : claviers, programmations, arrangements et orchestration.

Chant en latin et récitatif en français : production exécutive et réalisation par Éric Kaija Guerrier.

Présente version variation de l’enregistrement : production exécutive et réalisation par Christian Houllé.

Photographie de couverture : Nicolas Daigneault.

Oeuvre peinte de couverture : Sylvie Lander, À ciel ouvert, triptyque, église protestante luthérienne Saint-Pierre-le-Jeune, Strasbourg, 2010.

Texte en français :

« La défunte a souhaité que le prêtre se taise. »

Sauf s’il est musicien et poète et qu’il a du cœur et de l’intelligence.

Sauf s’il est Homme et s’assume et se connaît.

Sauf s’il s’est posé quelques fois de vraies questions sans chercher à combler bien vite tous ses vides d’incertitude, à les remplir d’opinions, de croyances, et de représentations.

Sauf s’il sait que le « Dieu » dont on parle se tient très au-delà des mots et des concepts, au-delà même du langage.

Sauf s’il a fait le bien autrement que par bonne conscience et évité le mal pour une raison autre que la crainte.

Sauf si une fois dans sa vie, il a pris le risque d’aimer pour aimer, d’aimer sans raison et au-delà de la raison.

Sauf s’il a su un jour prendre dans ses bras l’être qui pleure et le garder contre lui jusqu’au dernier sanglot.

Sauf s’il a pleuré lui-même, parce qu’il s’est laissé traverser.

Sauf s’il est capable de prêcher sur une Femme dont il n’a connu ni les souffrances, ni les joies et qu’il ne connaît pas et qu’il ne juge pas…

… parce que pour prêcher sur une Femme, il faut l’avoir tenue une fois dans ses bras comme seul le peut le cœur d’un Homme qui sait aimer.

weepers circus fou et la balance